PTZ et Logement neuf  : comment devenir propriétaire avec le Prêt à Taux Zéro ?

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01/2018

Depuis le 1er janvier 2018, le Prêt à Taux Zéro, PTZ, connaît une nouvelle version mais toujours avec le même objectif : soutenir l’accession à la propriété. Découvrez comment profiter du PTZ pour acheter un logement neuf.

Bonne nouvelle, le PTZ, Prêt à Taux Zéro, va continuer d’exister jusqu’à fin 2021, tout en se recentrant progressivement sur les grandes agglomérations. En tout cas, il permet toujours de devenir propriétaire d’un logement neuf en profitant d’un prêt sans intérêt, garanti par l’Etat, avec un différé de remboursement, en complément d’un crédit immobilier classique.

Prêt à Taux Zéro la formule de base 


Le PTZ s’adresse également toujours aux primo-accédants, sous conditions de ressources, c’est-à-dire les ménages n’ayant pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux années précédant la demande de prêt.
Ainsi, le plafond de revenus pour un célibataire, souhaitant devenir propriétaire en zone A, est en 2018 de 37 000 € par an, soit environ 3 000 € par mois. Pour un couple, en zone B1, le plafond est de 42 000 €, soit 3 500 €/m².
Combien de temps pour rembourser son PTZ ?
L’accédant à la propriété aura alors droit, selon ses revenus, la composition du ménage et la zone géographique de l’achat à un différé de remboursement de son PTZ allant de 5, 10 à 15 ans où il ne remboursera que son crédit immobilier classique. L’acheteur aura ensuite entre 10 et 15 ans pour rembourser son prêt à taux zéro.

PTZ : la nouvelle version recentrée


A compter du 1er janvier 2018, plusieurs modifications ont été opérées par le législateur pour recentrer le dispositif sur les zones les plus tendues en matière d’immobilier neuf.
Le PTZ dans les grandes agglomérations :
Si le PTZ pour l’achat d’un logement neuf reste possible à l’identique dans les zones les plus tendues : A, A bis et B1 jusqu’au 31 décembre 2021 ; une période transitoire va s’ouvrir dans les zones B2 et C.
Ainsi, pour acquérir un logement dans les grandes agglomérations comme Paris, Lyon, Montpellier…, la quotité du PTZ reste de 40 %, c’est-à-dire par exemple un montant de PTZ de 80 000 € pour l’achat d’un logement neuf de 200 000 € en zone A.
Le PTZ en zones rurale et péri-urbaine :
En revanche, lors de la période transitoire pour les zones B2 et C, c’est-à-dire les communes rurales mais aussi les agglomérations entre 50 000 et 250 000 habitants, comme Saint-Étienne ou Brest, la quotité sera ramenée à 20 % et seulement jusqu’en 2019. Ensuite, le PTZ ne pourra plus s’appliquer dans ces deux zones pour l’acquisition d’un logement neuf.
Exemple pour l’achat d’un logement neuf à Lorient, en zone B2, par une famille de 4 personnes, d’une valeur de 220 000 €, le montant du PTZ sera de 44 000 € maximum.
La quotité de 20 ou 40 % se calcule en fonction d’un montant maximal du coût de l’opération, en fonction du nombre de personnes destinées à occuper le logement et la zone géographique.
A noter que le PTZ dans l’ancien avec travaux reste possible uniquement en zones B2 et C.

Bon à savoir : en 2016, selon les chiffres du Crédit Foncier, 63 % des ménages primo-accédants dans l’immobilier neuf ont bénéficié du PTZ et ce sont 89 000 logements neufs qui ont été vendus avec un PTZ cette année-là.Par Céline Coletto

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